De la nostalgie du café-commentaire à l'expertise du maçon-bâtisseur!
Le discours post-communiste en Albanie reste, encore aujourd'hui, marqué par une profonde amertume. La population, déçue, détourne le regard de ses propres terres pour contempler une réussite qu'elle n'imagine plus possible que sous d'autres cieux. Paradoxalement, si chacun se plaint du système, beaucoup continuent d'alimenter cette machine corrompue où l'État demeure le principal employeur et le distributeur exclusif des marchés publics.
Depuis la chute du régime, le démembrement des entreprises étatiques s'est opéré avec une agressivité déconcertante. Ce processus a servi les intérêts de prétendus « investisseurs stratégiques », souvent des proches du pouvoir politique, qui contrôlent désormais la quasi-totalité de l'économie nationale.
Un système sans garde-fous
Si ce modèle de capitalisme de connivence se retrouve ailleurs dans le monde, il est tempéré dans d'autres nations par une technocratie et des hauts fonctionnaires qui agissent comme les derniers remparts de l'intérêt général. En Albanie, la situation est plus alarmante : la corruption a infiltré tous les échelons, normalisant la « politique de l'intermédiaire ».
Qu'il s'agisse de trouver un emploi par piston, d'obtenir un médicament en rupture de stock, ou de solliciter un parrain pour éviter une file d'attente, le clientélisme est devenu la norme. Ce climat de familiarité délétère a fini par éroder les valeurs ancestrales d'amabilité et de sacrifice pour autrui, autrefois si chères à la culture albanaise.
Pour une refondation basée sur la méritocratie
Il ne s'agit pas ici de prôner un retour au système communiste, mais de poser les fondations d'une société nouvelle. Le RPAF appelle à une transition vers :
La méritocratie : Valoriser les compétences réelles plutôt que les allégeances politiques.
Le retour de l'investissement : S'assurer que les efforts collectifs profitent à la communauté et non à une élite.
La protection des vulnérables : Réserver la contribution unilatérale exclusivement aux enfants, aux personnes âgées et aux malades.
Le rôle du RPAF : servir de modèle
Le véritable combat se joue en nous-mêmes. Le RPAF a choisi de dépasser le stade de la plainte pour créer un terreau fertile. Les peuples des Balkans sont souvent reconnus pour leur expertise dans ce que l'on pourrait appeler le « café-commentaire » — une critique acerbe mais passive.
Le temps est venu d'évoluer vers une expertise de maçon-bâtisseur. Le RPAF préconise un retour aux racines, où la solidarité et l'échange réciproque redeviennent les piliers de notre communauté en France. C'est en commençant par nous-mêmes que nous pourrons offrir un modèle alternatif de réussite.
« Chacun doit apporter sa pierre à l'édifice. Le changement ne se fera pas tout seul, il exige l'engagement de tous ceux qui souhaitent améliorer ce qu'ils critiquent. »
REDACTEUR : RPAF
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